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Section de Loire-Atlantique

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« Cyber-menaces : on est dans le bon train, mais il faut continuer à investir »
Interrogé enfin sur les cyber-menaces, le général a adressé un satisfecit à l'existant : « nous sommes dans le bon wagon, avec la capacité industrielle, les ingénieurs, la DGA, le renseignement. La machine est bien huilée, les résultats sont exceptionnels, vous pouvez me faire confiance. J'étais à Matignon en 2009 pour convaincre Fillon et Sarkozy à prendre ce train ».
Mais, « on ne paie pas un hacker comme un deuxième classe ? Si la fonction publique ne le comprend pas, ce sera la défaite. Il faut de la technologie, c'est cher et ça évolue très vite. S'il n'y a pas de moyens ça ne sert à rien de continuer cette guerre, ce n'est pas la comédie humaine et l'approche balzacienne qu'on rencontre parfois sur les moquettes parisiennes », achève-t-il au milieu des applaudissements de la salle.
« Nous avons changé d'époque. L'ennemi est dans la population ».
Il n'y aura, faute de temps, qu'une seule question du public. Elle est posée par Mme. Annick du Roscoat et porte sur les consignes de profil bas imposées aux militaires sur le sol français - ils n'ont pas le droit de s'afficher en tenue ou même avec un sac militaire en ville. Depuis novembre 2015, il est aussi conseillé aux militaires - par exemple aux marins d'être réservés et discrets. Ces consignes ne sont-elles « pas le signe d'une abdication totale face un danger qu'on ne combat pas vraiment ? Pourquoi ne pas armer ces militaires plutôt que de les humilier à se cacher? », interroge une auditrice ?
Réponse du général de Villiers : « quand nous nous faisons attaquer en tenue, c'est une cible, que vous le vouliez ou non. La responsabilité du chef, c'est d'éviter des morts inutiles. C'est une mesure de prudence et de sagesse ». S'il faut « rayonner cette fierté » militaire, « nous avons changé d'époque », explique le général. « Il y a des jeunes français qui se lèvent en disant aujourd'hui je tuerai des Gaulois. C'est une situation de guerre, il faut que nos soldats le comprennent. En France nous n'avons pas que des amis. La population est notre amie mais il y a des ennemis dans la population ».
Transposition et adaptation pour SLMH 44 d'un article de Louis-Benoît Greffe paru sur le site Breizh-info.comle 19 mars 2018


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