Logo de la Société des Membres de la Légion d'Honneur Ruban de la Société des Membres de la Légion d'Honneur
Section de Loire-Atlantique

Photographie de la dernière activité

« Vital de renouveler la dissuasion nucléaire, en investissant dès maintenant »
Interrogé sur les deux composantes aéroportée et maritime de la dissuasion nucléaire, « le secret d'État le mieux gardé de la République » il affirme avec force sans pouvoir donner plus de précisions qu' « Il faut les deux composantes, l'une plus voyante, l'autre plus confidentielle. Entre 2020 et 2035 il faut renouveler le porteur, le vecteur et la charge », ce qui obligera à porter les dépenses de 3,9 milliards d'euros par an (2017) à 5.5 ou 6 milliards d'euros par an (2025), à valeur constante, selon un rapport du Sénat de juin 2017.
Sinon « en 2022 il faudra choisir entre le renouvellement de la dissuasion ou remonter l'armement conventionnel », explique Pierre de Villiers. Un choix qui n'est pas utile puisque « le modèle français est le seul bon, il est capable de résoudre la quadrature du cercle entre terrorisme et État -puissance sur terre, air, mer, cyber etc. ». Bref, faire les investissements nécessaires pour renouveler la dissuasion nucléaire, dès maintenant est vital : « nous n'avons pas d'autres choix. C'est une des raisons qui place notre pays au rôle qu'il a dans le monde ». Or, prendre 850 millions d'euros au budget des Armées 2017 ne va pas dans le bon sens
« Service national : nous ne sommes pas les pompiers de la République »
Interrogé sur le service national ensuite, le Général de Villiers explique la différence entre « la vision stratégique du militaire, haut et loin, qui n'est pas celle du politique qui est dans le temps court et l'émotion ». Pour lui, avant de parler du service national, il faut s'interroger sur « qu'est-ce qu'est la France, le creuset national, les ambitions, comme a toujours fait la France quand elle était grande. La fin doit rester la fin, le service national, cela relève des moyens, pas de la stratégie », assène-t-il.
« Il faut en urgence restaurer cette cohésion nationale qui va nous jouer des tours sinon plus. Les gens qui vont chez l'État Islamique cherchent un supplément d'âme, un sens à leur vie, chose que les institutions françaises ne leur donnent plus ». Problème, avant de pouvoir faire un service nationalen internat, il faut « des infrastructures, un budget - qui paiera et comment - et surtout un encadrement pour 800.000 jeunes ?». Et qui ne devra pas échouer là où tous les autres, de l'Éducation nationale et d'ailleurs, n'ont pas réussi.
Certes, « l'armée est un modèle intégrateur. Peut-être que nos valeurs gagneraient à inspirer l'État. Le courage, l'obéissance, la non-discrimination, le travail 24h/24, l'effort, la punition, la récompense, le respect du drapeau, l'honneur de servir Mais nous ne sommes pas les pompiers de la République. Nous sommes à 30% au-dessus de nos capacités, est-ce que cela va tenir ? », s'interroge l'ancien CEMA.


Retourner à l'historique des activités



  © SMLH - 2016