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Section de Loire-Atlantique

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« Je n'ai pas voulu être l'homme de la défaite »
D'où son « intransigeance sur la corrélation entre l'état du monde, son instabilité, et la décroissance [du budget des Armées] quasi-régulière depuis trente ans ». Pour le général, la France va au-devant d'une débâcle : « depuis trois siècles, les grandes défaites sont dues à une crise économique et sociale, qui engendrent des difficultés de réarmer et une myopie politique, ainsi qu'une lâcheté des militaires qui se disent je fais mon job. Je n'ai pas voulu être l'homme de la défaite ».
Au milieu de cette « drôle de paix et drôle de guerre, j'ai estimé en mon âme et conscience que la vraie loyauté, c'est dire la vérité ». Ce qu'il fait d'ailleurs sur la question suivante, liée au caractère réalisable ou non de la défense européenne. « La France doit être un catalyseur. Nous connaissons le prix de la guerre, nous en payons le prix dans notre chair ». Il plaide pour « une Europe interétatique à géométrie variable, pas technocratique, pas une petite Europe. Il faut une Europe où les citoyens se reconnaissent ». Bruxelles n'a pour l'heure « pas la capacité à organiser une quelconque capacité opérationnelle », tranche-t-il.
Certes, la France fait partie de coalitions, au Sahel, au Proche-Orient. « Mais on ne pourra pas tout faire. On a gagné beaucoup de guerres et on a perdu beaucoup de paix ». Et le Brexit menace les efforts entrepris, auxquels il explique avoir consacré beaucoup d'énergie, près du tiers de son temps : « l'Angleterre, l'Allemagne et la France ce sont 60% du budget défense de l'UE. Je crois que le Président Macron a bien compris ce rôle de catalyseur mais il faudrait avancer plus vite que ça, mais pas des projets pour des dépêches AFP ou plus chers que si on le faisait tout seul, comme l'A400M », cingle-t-il. Le monde, lui, n'attend pas. D'autant que « nous ne sommes pas si nombreux que ça dans les pays d'Europe à accepter de nous battre ».


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